EXPOSITION MARCOVILLE à la MAJOR
Avec Daniele Calisti - mardi 27 janvier

Merci aux courageux qui ont bravé les intempéries et la grève des taxis pour admirer la féérique exposition Lumières célestes à la Major.
C’est l’occasion pour les visiteurs de s’émerveiller d’un voyage féérique à travers un jardin d’Eden, célébrant la Création et invitant au rêve et à l’émerveillement.
Des œuvres gigantesques qui mettent en scène des milliers de pièces d’art
400 anges en verre transparent, sablé et or, accrochés à la nef


Une forêt d’arbres, de 3m de hauteur allégorie du jardin d’Eden, installée au début de la nef


50 vierges grandeur nature disposées par petits groupes ou seules entre les piliers de la nef



30 000 poissons de verre suspendus devant l’autel de la cathédrale à 10 m de hauteur



Marcoville, pseudonyme de Marc Coville, né en 1939 à Boulogne-Billancourt est un sculpteur français.
Il travaille d’abord en qualité de dessinateur. Puis il se met à son compte, créant des décors et des éléments scénographiques pour le monde du spectacle. Vers la fin des années 70 il abandonne son activité professionnelle pour se consacrer à la création artistique.
Le bois sera son premier champ d’investigation : sculptures taillées dans la masse à la tronçonneuse, mais aussi meubles en trompe l’œil.
Le défi permanent est le moteur de son art.
Ayant abandonné le bois, l’artiste se confronte aux matières les plus diverses avec une prédilection pour les matériaux de récupération.
Ses premières créations datent des années 70. Son travail mêle valorisation des matériaux destinés au rebut et poésie. Depuis les années 1980, il se consacre au verre, et en 2020 il commence à créer de grandes structures en fragments de barres de fer.
L’artiste récolte du verre cassé, des vitres brisées, des miroirs abîmés, pour leur offrir une seconde vie.



Marcoville met alors au point une technique très personnelle du travail du verre en le brisant, le rayant, le sablant, le rouillant, le coloriant, le peignant, l'empilant et le collant. Ainsi prennent forme des arbres monumentaux, bananiers et baobabs, des bancs de milliers de poissons (tous fabriqués à la main), des énigmatiques geishas, des tribus, des "Nanas" suspendues ou grimpant sur des cordes, des "Cancans" aux couleurs acidulées et chatoyantes, etc.
« Je pourrais acheter du verre neuf, mais j’aime chercher les choses fichues et les remettre dans le circuit », confie-t-il. Son geste à la fois poétique et militant redonne de la valeur à ce que l’on croit perdu et sans valeur.
Il cisèle, colore et empile le verre pour créer ses œuvres. Ses compositions, aux inspirations multiples, mêlent nature, spiritualité et imaginaire.
Dans Lumières célestes, tout part du verre recyclé. Les fragments se transforment en matière de lumière : polis, sablés, assemblés, ils reflètent et diffusent la clarté naturelle de l’une des plus grandes cathédrales de France.



Mais au-delà de la beauté, Marcoville adresse un message écologique fort. Dans une société où tout se jette, il prouve que la création peut s’appuyer sur l’existant. Chaque sculpture raconte une renaissance, une réparation, un refus du gaspillage. Ici, l’art devient un acte durable, une façon de transformer la matière sans la détruire, en lui donnant une seconde vie, en l’érigeant en œuvre.


