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DESCRIPTION:En cette périodee difficile\, un peu de distraction est toujour
 s bien venue. Je vous propose donc une rencontre avec Paul ELUARD\net vous
  rappelle que : \nLe port du masque est obligatoire ainsi que la prise de 
 température (à l'arrivée)\nUne lingette vous sera fournie afin de nettoyer
  votre siège (à l'arrivée et au départ) \nDu gel hydroalcoolique sera à vo
 tre disposition\nVous entrerez par la porte principale et vous ferez inscr
 ire sur le cahier de la Mairie. \nLa sortie se fera par l'issue de secours
 . \nLes distances entre vous\, seront à respecter. \nJe suis navrée de vou
 s imposer ces contraintes\, mais il l s'agit de votre santé\, je vous reme
 rcie donc de les respecter afin de pouvoir poursuivre nos activités.\nvous
  trouverez les textes qui seront lus ci-dessous et aussi en cliquant ici.
 \nComme d'habitude\, des potocopies seront à votre disposition. \nDans l'a
 ttente du plaisir de vous revoir\, Chers adhérents\, je vous prie de croir
 e en mes meilleurs sentiments. \nJ.GG\n \nPAUL ELUARD 1895-1952\n \nTEXTE 
 N° 1 extrait du recueil :\n« Capitale de la douleur. »\nTa bouche aux lèvr
 es d’or n’est pas en moi pour rire\nEt tes mots d’auréole ont un sens si p
 arfait\nQue dans mes nuits d’années\, de jeunesse et de mort\nJ’entends vi
 brer ta voix dans tous les bruits du monde.\nDans cette aube de soie où vé
 gète le froid\nLa luxure en péril regrette le sommeil\,\nDans les mains du
  soleil tous les corps qui s’éveillent\nGrelottent à l’idée de retrouver l
 eur cœur.\nSouvenirs de bois vert\, brouillard où je m’enfonce\nJ’ai refer
 mé les yeux sur moi\, je suis à toi\,\nToute ma vie t’écoute et je ne peux
  détruire\nLes terribles loisirs que ton amour me crée.\n                 
             :- :- :- :- :- :- :\nTEXTE N° 2 extrait de : Capitale de la do
 uleur\nLe courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur\,\nUn rond de danse 
 et de douceur\,\nAuréole du temps\, berceau nocturne et sûr\,\nEt si je ne
  sais plus tout ce que j’ai vécu\nC’est que tes yeux ne m’ont pas toujours
  vu.\nFeuilles de jour et mousse de rosée\,\nRoseaux du vent\, sourires pa
 rfumés\,\nAiles couvrant le monde de lumière\,\nBateaux chargés du ciel et
  de la mer\,\nChasseurs de bruits et sources de couleurs\nParfums éclos d’
 une couvée d’aurores\nQui gît toujours sur la paille des astres\,\nComme l
 e jour dépend de l’innocence\nLe monde entier dépend de tes yeux purs\nEt 
 tout mon sang coule dans leurs regards\n                             :- :-
  :- :- :\nTEXTE 3 extrait de « CAPITALE DE LA DOULEUR » \nQui devait s’app
 eler « L’Art d’être malheureux. »\n \nTa chevelure d’oranges dans le vide 
 du monde\nDans le vide des vitres lourdes de silence\nEt d’ombre où mes ma
 ins nues cherchent tous tes reflets.\nLa forme de ton cœur est chimérique
 \nEt ton amour ressemble à mon désir perdu.\nO soupirs d’ambre\, rêves\, r
 egards.\nMais tu n’as pas toujours été avec moi. Ma mémoire\nEst encore ob
 scurcie de t’avoir vu venir\nEt partir. Le temps se sert de mots comme l’a
 mour.\n                           :- :- :- :- :-\nTexte 4     extrait du r
 ecueil : « Capitale de la douleur »\n \nElle se refuse toujours à comprend
 re\, à entendre\,\nElle rit pour cacher sa terreur d’elle-même.\nElle a to
 ujours marché sur les arches des nuits\nEt partout où elle a passé\nElle a
  laissé\nL’empreinte des choses brisées.\n                                
      :- :- :- :- :\n \n \n \n \nTexte 5 L’AMOUREUSE\nElle est debout sur m
 es paupières\nEt ses cheveux sont dans les miens\,\nElle a la forme de mes
  mains\,\nElle a la couleur de mes yeux\,\nElle s’engloutit dans mon ombre
 \nComme une pierre sur le ciel.\nElle a toujours les yeux ouverts\nEt ne m
 e laisse pas dormir.\nSes rêves en pleine lumière\nFont s’évaporer les sol
 eils\,\nMe font rire\, pleurer et rire\,\nParler sans avoir rien à dire.\n
 Texte n°6 Extrait de «  Mourir de ne pas mourir. »\n \nL’EGALITE DES SEXES
 \nTes yeux sont revenus d’un pays arbitraire\nOù nul n’a jamais su ce que 
 c’est qu’un regard\nNi connu la beauté des yeux\, beauté des pierres\,\nCe
 lle des goutes d’eau\, des perles en placards\,\nDes pierres nues et sans 
 squelette\, ô ma statue\,\nLe soleil aveuglant te tient lieu de miroir\nEt
  s’il semble obéir aux puissances du soir\nC’est que ta tête est close\, ô
  statue abattue\nPar mon amour et par mes ruses de sauvage.\nMon désir imm
 obile est ton dernier soutien\nEt je t’emporte sans bataille\, ô mon image
 \,\nRompue à ma faiblesse et prise dans mes liens.\n                      
         :- :- :- :- :- :\n \nTexte n° 7 A PABLO PICASSO\nextrait du recuei
 l «  DONNER A VOIR »  \nLes uns ont inventé l’ennui d’autres le rire\nCert
 ains taillent à la vie un manteau d’orage\nIls assomment les papillons fon
 t tourner les oiseaux en eau\nEt s’en vont mourir dans le noir\nToi tu as 
 ouvert des yeux qui vont leur voie\nParmi les choses naturelles à tous les
  âges\nTu as fait la moisson des choses naturelles\nEt tu sèmes par tous l
 es temps\nOn te prêchait l’âme et le corps\nTu as remis la tête sur le cor
 ps\nTu as percé la langue de l’homme rassasié\nTu as brûlé le pain bénit d
 e la beauté\nUn seul cœur anima l’idole et les esclaves\nEt parmi tes vict
 imes tu continues à travailler\nInnocemment\n                           :-
  :- :- :- :- :\nTete n° 8\nExtrait du recueil : « AU RENDEZ-VOUS ALLEMAND 
 »\nCOUVRE-FEU  \nQue voulez-vous la porte était gardée\nQue voulez-vous no
 us étions enfermés\nQue voulez-vous la rue était barrée\nQue voulez-vous l
 a ville était matée\nQue voulez-vous elle était affamée\nQue voulez-vous n
 ous étions désarmés\nQue voulez-vous la nuit était tombée\nQue vouliez-vou
 s nous nous sommes aimés.\nTEXTE N° 9       COMPRENNNE QUI VOUDRA\nextrait
  du recueil « AU RENDEZ-VOUS ALLEMAND »\n« Réaction de colère. Je revois\,
  devant la boutique d’un coiffeur de la rue de Grenelle\, une magnifique c
 hevelure féminine gisant sur le pavé. Je revois des idiotes lamentables tr
 emblant de peur sous les rires de la foule. Elles n’avaient pas vendu la F
 rance et elles n’avaient souvent rien vendu du tout. Elles ne firent\, en 
 tout cas\, de morale à personne. Tandis que les bandits à face d’apôtre\, 
 les Pétain\, Laval\, Darnand\, Déat\, Doriot\, Luchaire\, etc…sont partis.
  Certains mêmes connaissant leur puissance\, restent tranquillement chez e
 ux\, dans l’espoir de recommencer demain. » \nCe texte est paru dans Les L
 ettres Françaises le 29 novembre 1944\nToujours dans la même veine le poèm
 e du même nom qui présente en exergue :\n« En ce temps-là pour ne pas chât
 ier les coupables\, on maltraitait des filles. On allait même jusqu’à les 
 tondre. »\nTexte n° 10\nComprenne qui voudra\nMoi mon remords ce fut\nLa m
 alheureuse qui resta\nSur le pavé\nLa victime raisonnable\nA la robe déchi
 rée\nAu regard d’enfant perdue\nDécouronnée défigurée\nCelle qui ressemble
  aux morts\nQui sont morts pour être aimés.\nUne fille faite pour un bouqu
 et\nEt couverte\nDu noir crachat des ténèbres\nUne fille galante\nComme un
 e aurore de premier mai\nLa plus aimable bête\nSouillée et qui n’a pas com
 pris\nQu’elle est souillée\nUne bête prise au piège\nDes amateurs de beaut
 é\nEt ma mère la femme\nVoudrait bien dorloter\nCelle image idéale\nDe son
  malheur sur terre.\nTexte n° 11Extrait du recueil « Poésie et Vérité » \n
 paru en 1942 voici :\nLIBERTE                     \nSur mes cahiers d’écol
 ier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable de neige J’écris ton nom\nS
 ur les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cend
 re J’écris ton nom\nSur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur 
 la couronne des rois J’écris ton nom\nSur la jungle et le désert Sur les n
 ids sur les genêts Sur l’écho de mon enfance J’écris ton nom\nSur les merv
 eilles des nuits Sur le pain blanc des journées Sur les saisons fiancées J
 ’écris ton nom\nSur tous mes chiffons d’azur Sur l’étang soleil moisi Sur 
 le lac lune vivante J’écris ton nom\nSur les champs sur l’horizon Sur les 
 ailes des oiseaux Et sur le moulin des ombres J’écris ton nom\nSur chaque 
 bouffée d’aurore Sur la mer sur les bateaux Sur la montagne démente J’écri
 s ton nom\nSur la mousse des nuages Sur les sueurs de l’orage Sur la pluie
  épaisse et fade J’écris ton nom\nSur les formes scintillantes Sur les clo
 ches des couleurs Sur la vérité physique J’écris ton nom\nSur les sentiers
  éveillés Sur les routes déployées Sur les places qui débordent J’écris to
 n nom\nSur la lampe qui s’allume Sur la lampe qui s’éteint Sur mes raisons
  réunies J’écris ton nom\nSur le fruit coupé en deux Du miroir et de ma ch
 ambre Sur mon lit coquille vide J’écris ton nom\nSur mon chien gourmand et
  tendre Sur ses oreilles dressées Sur sa patte maladroite J’écris ton nom
 \nSur le tremplin de ma porte Sur les objets familiers Sur le flot du feu 
 béni J’écris ton nom\nSur toute chair accordée Sur le front de mes amis Su
 r chaque main qui se tend J’écris ton nom\nSur la vitre des surprises Sur 
 les lèvres attendries Bien au-dessus du silence J’écris ton nom\nSur mes r
 efuges détruits Sur mes phares écroulés Sur les murs de mon ennui J’écris 
 ton nom\nSur l’absence sans désir Sur la solitude nue Sur les marches de l
 a mort J’écris ton nom\nSur la santé revenue Sur le risque disparu Sur l’e
 spoir sans souvenir J’écris ton nom\nEt par le pouvoir d’un mot Je recomme
 nce ma vie Je suis né pour te connaître Pour te nommer\nLiberté\nTexte n° 
 12 extrait du recueil\n« LE TEMPS DEBORDE »dont voici un extrait :\nNotre 
 vie.\nNotre vie tu l'as faite elle est ensevelie Aurore d'une ville un bea
 u matin de mai Sur laquelle la terre a refermé son poing Aurore en moi dix
 -sept années toujours plus claires Et la mort entre en moi comme dans un m
 oulin  Notre vie disais-tu si contente de vivre Et de donner la vie à ce q
 ue nous aimions Mais la mort a rompu l'équilibre du temps La mort qui vien
 t la mort qui va la mort vécue La mort visible boit et mange à mes dépens 
  Morte visible Nusch invisible et plus dure Que la faim et la soif à mon c
 orps épuisé Masque de neige sur la terre et sous la terre Source des larme
 s dans la nuit masque d'aveugle Mon passé se dissout je fais place au sile
 nce.\n                       :- :- :- :- :- :\nTEXTE N° 13   extrait du re
 cueil « LE PHENIX »\nJe t'aime\nJe t'aime pour toutes les femmes que je n'
 ai pas connues  Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu  Pour l'
 odeur du grand large et l'odeur du pain chaud  Pour la neige qui fond pour
  les premières fleurs  Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas  Je
  t'aime pour aimer  Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas   Q
 ui me reflète sinon toi-même je me vois si peu  Sans toi je ne vois rien q
 u'une étendue déserte  Entre autrefois et aujourd'hui  Il y a eu toutes ce
 s morts que j'ai franchies sur de la paille  Je n'ai pas pu percer le mur 
 de mon miroir  Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie  Comme on oublie 
   Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne  Pour la santé  Je t'a
 ime contre tout ce qui n'est qu'illusion  Pour ce coeur immortel que je ne
  détiens pas  Tu crois être le doute et tu n'es que raison  Tu es le grand
  soleil qui me monte à la tête  Quand je suis sûr de moi.\nTexte n° 14\nLa
  terre est bleue comme une orange\nextrait du recueil « Amour et Poésie »
 \nLa terre est bleue comme une orange Jamais une erreur les mots ne menten
 t pas Ils ne vous donnent plus à chanter Au tour des baisers de s'entendre
  Les fous et les amours Elle sa bouche d'alliance Tous les secrets tous le
 s sourires Et quels vêtements d'indulgence À la croire toute nue.  Les guê
 pes fleurissent vert L'aube se passe autour du cou Un collier de fenêtres 
 Des ailes couvrent les feuilles Tu as toutes les joies solaires Tout le so
 leil sur la terre Sur les chemins de ta beauté.\n \nBonne lecture  https:/
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 Azur)
SUMMARY:Conférence : 'Paul Eluard' (ANNULEE)
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