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DESCRIPTION:Chers adhérents\, Bonjour\, \nJe me permets de vous rappeler qu
 e demain\, le 8 novembre à 14h15 au Florida à Saint-Loup\, nous exploreron
 s : 'La Poétique du chemin'.\nLes textes qui nous guideront se trouvent en
  P.J au bas de cette page et en lecture ci-dessous.\nJ'aurai des photocopi
 es à votre disposition. \nEn attendant le plaisir de vous rencontrer\, je 
 vous souhaite une excellente journée. \nBien amicalement\; Jacqueline GG\n
  \nLA POETIQUE DU CHEMIN   - TEXTES\nTexte n° 1  REVERIE extrait du recuei
 l « A nuitée » de JGG \nC’est une trouée éphémère\nespace cœur où l’on s’o
 ublie\nfardant un instant solitaire\npoudré de mots\nentre deux vies.\nC’e
 st une envolée de lumière\nclair-luisant au lac des enjeux\nqui d’étincell
 es s’illumine\net nous confond sous trop de feu.\nC’est un désir au front 
 chagrin\ncontre-jour pâle\nsuave odeur\nmêlant son charme\nau teint jauni 
 des lendemains.\nC’est un vent neuf\npour cœur marri\ndansant autour de mo
 n radeau…\nIllusionniste aux mains bénies !\nÔ Toi\, ma folle rêverie…\n  
                                            :- :- :- ::-- :- :- :- :\nTexte
  n° 2 LES CHEMINS DES HORS LA LOI   S.SICAUD 1913-1928\nC’est le chemin de
 s Hors-la-loi\nSans pavés. Sans poteaux ni bornes.\nSans fils télégraphiqu
 es\nEn portée de musique.\nSans affiches rouges ou jaunes.\nSans rivière\,
  sans pont du Roy\,\nSans maisons\, sans clochers\, sans rien.\nUn chemin 
 sans troupeau ni chien\nSous une lune qui s’écorne\nToute seule au milieu 
 du ciel.\nChemins\, chemins habituels\nFaits pour les gens en uniforme\nVo
 us nous menez chacun sait où.\nMais la lune a des complaisances\npour les 
 rebelles et les fous. Et quand l’aventure commence\nElle transpose on ne s
 ait où\nLe petit chemin sans ornières\,\nSans bannières et sans frontières
 \,\nQui peut-être un jour fut à nous.\nTEXTE N°3 DEMAIN DES L’AUBE  extrai
 t du recueil Les Contemplations V. HUGO\nDemain\, dès l’aube\, à l’heure o
 ù blanchit la campagne\, Je partirai. Vois-tu\, je sais que tu m’attends. 
 J’irai par la forêt\, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de 
 toi plus longtemps.\nJe marcherai les yeux fixés sur mes pensées\, Sans ri
 en voir au dehors\, sans entendre aucun bruit\, Seul\, inconnu\, le dos co
 urbé\, les mains croisées\, Triste\, et le jour pour moi sera comme la nui
 t.\nJe ne regarderai ni l’or du soir qui tombe\, Ni les voiles au loin des
 cendant vers Harfleur\, Et quand j’arriverai\, je mettrai sur ta tombe Un 
 bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.\nTEXTE N° 4 DEHORS extrait de
  CHARDIN de Jean ARON\nComme une coulée\nDe vieille colle\nLes lauzes glis
 sent\nLa toiture geint\nLe rossignol dentelle sa romance\nChaque réseau de
  fleurs grillage sas parfums\nLe temps ne veut plus rester en place\nLa fe
 rme ne sait plus depuis longtemps fermer ses portes\nLa pierre a soif de l
 a brebis défunte\nUne robe d’odeurs frangées de vieux terreau\nDébouche du
  fond du quotidien\nTout un passé mourant qui ne veut pas mourir\nUn figui
 er planté là\nVague ses parfums lourds\nUn cri d’épervier déchire du sang 
 neuf\nUn présent fait d’orties\nSue des plaies vivantes\nDans le lointain
 \nL’enfant rappelle qu’il faut vivre.\nTEXTE N° 5 LE PIN extrait de : l’Ar
 bre à silex de J. Bensimon \nPlanté droit dans le jardin\, ses aiguilles s
 agement rangées en éventail\, il ordonne l’espace autour du fût et de la r
 amure. Baignant dans le silence de son erre\, il déchiffre plus les vols d
 ’oiseaux et les voyages des nuages que la grisaille de septembre. Un merle
  parfois se repose sur une branche – oscillation légère – plus rarement un
 e étoile. Il faut alors ouvrir grand les yeux. A contempler davantage le p
 in\, il s’élance lentement au ciel\, verte ascension qui fend l’espace bru
 meux\, jusqu’à la forêt du pays antérieur où l’enfance panse les plaies.\n
 Texte n\,° 6 extrait de : Les chemins nous inventent   P. Delerm\nJ’aime b
 ien les brouillards\, les brumes endormies dans le temps immobile. J’aime 
 le gris\, le vert pâle et le roux\, quelque chose de l’Angleterre dans la 
 douceur de vivre en Normandie. Et puis\, sans trop me l’avouer\, j’attends
  la déchirure\, l’éclaboussure d’un soleil à peine printanier\, comme une 
 clairière un peu folle dans la forêt des jours. On se promène en pull\, so
 udain\, on déambule sans raison\, buvant à pleine soif l’eau pure d’un ins
 tant qu’il faut saluer avec bonheur\, le corps et l’âme ensoleillés. C’est
  tout sauf un moment prémédité. Cela vous prend de préférence au mois de m
 ars\, au cœur de la semaine\, à l’heure de midi\, et toujours par surprise
 . Il faut avoir le temps\, toutes affaires cessantes\, temps de marcher\, 
 de s’arrêter\, de regarder – le temps à perdre est le meilleur du temps ga
 gné.\nTexte n° 7 extrait de Gravitations   Jules Supervielle \nLes pierres
  du chemin\, ah comment se fait-il Qu’elles soient devenues Les yeux des c
 erfs errants\, des biches et des loups\, Et les yeux du cheval qui s’en al
 lait sans ruses Se peut-il que ce soient deux cailloux dans le fleuve? Tou
 rnez-vous par ici\, mes bêtes galopantes\, Au secours\, j’ai besoin de cha
 cune de vous\,\nTexte n° 8 VIVRE Jules Supervielle \nPour avoir mis le pie
 d   Sur le cœur de la nuit\nJe suis un homme pris   Dans les rêts étoilés.
 \nJ’ignore le repos   Que connaissent les hommes\nEt même mon sommeil     
 Est dévoré de ciel…\nTexte n° 9 MARSEILLE J. Supervielle \nMarseille sorti
 e de la mer\, avec ses poissons de roche\, ses coquillages et l'iode\, Et 
 ses mâts en pleine ville qui disputent les passants\, Ses tramways avec le
 urs pattes de crustacés sont luisants d'eau marine\, Le beau rendez-vous d
 e vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel\, Et les cafés
  enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux 
 de phosphore\, Leurs verres\, leurs tasses\, leurs seaux à glace et leurs 
 alcools\, Et cela fait un bruit de pieds et de chaises frétillantes. Ici l
 e soleil pense tout haut\, c'est une grande lumière qui se mêle à la conve
 rsation\, Et réjouit la gorge des femmes comme celle des torrents dans la 
 montagne\, Il prend les nouveaux venus à partie\, les bouscule un peu dans
  la rue\, Et les pousse sans un mot du côté des jolies filles. Et la lune 
 est un singe échappé au baluchon d'un marin Qui vous regarde à travers les
  barreaux légers de la nuit. Marseille\, écoute-moi\, je t'en prie\, sois 
 attentive\, Je voudrais te prendre dans un coin\, te parler avec douceur\,
  Reste donc un peu tranquille que nous nous regardions un peu Ô toi toujou
 rs en partance Et qui ne peux t'en aller A cause de toute ces ancres qui t
 e mordillent sous la mer\nTexte n° 10 La charrette\nextrait de : « La fabl
 e du monde ». SUPERVIELLE\nLa charrette qui vient du fond de ton enfance\n
 Comment peut-elle encor gémir en avançant\,\nElle qui dort si mal au creux
  de ta mémoire\nNe devrait pas ainsi affronter le présent.\nMais tourne-to
 i plutôt vers cette grande glace\nAffronte ce visage issu de maintenant\,
 \nOu bien combien de fois faudra-t-il te redire\nQue le reste n’est plus q
 ue mort et souvenir\,\nEt que seul\, ton regard qui ne peut se rider\nSait
  venir de très loin pour aboutir si près\nQu’il te donne le vertige des pr
 écipices\,\nEt tu baisses les yeux par crainte de tomber.\nTexte n° 11 MA 
 BOHEME A. RIMBAUD\nJe m’en allais\, les poings dans mes poches crevées \; 
 Mon paletot aussi devenait idéal \; J’allais sous le ciel\, Muse ! et j’ét
 ais ton féal \; Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !\nMon 
 unique culotte avait un large trou. – Petit-Poucet rêveur\, j’égrenais dan
 s ma course Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse. – Mes étoiles 
 au ciel avaient un doux frou-frou\nEt je les écoutais\, assis au bord des 
 routes\, Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes De rosée à 
 mon front\, comme un vin de vigueur \;\nOù\, rimant au milieu des ombres f
 antastiques\, Comme des lyres\, je tirais les élastiques De mes souliers b
 lessés\, un pied près de mon coeur !\n                                    
 \n  https://www.association-lapostrophe.fr/component/rseventspro/evenement
 /140-conference-la-poetique-du-chemin?Itemid=101
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LOCATION:Maison de Quartier Le FLORIDA (1 Boulevard Auguste Comte\, 13010\,
  10e Arrondissement\, Marseille\, Bouches-du-Rhône\, Provence-Alpes-Côte d
 'Azur)
SUMMARY:Conférence : ' La poétique du chemin '
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