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DESCRIPTION:Les textes qui seront étudiés\, ci-dessous et au format PDF imp
 rimable (lien en bas de la page) :\n \nLES ANIMAUX EN LITTERATURE \nTexte 
 n° 1\nCharles BAUDELAIRE 1821-1867\nA chanté les chats à plusieurs reprise
 s dans son recueil LES FLEURS DU MAL\,\nEcoutons :\nLe Chat        (poème 
 aux quatrains octosyllabiques aux rimes embrasséesI\nDans ma cervelle se p
 romène\, Ainsi qu'en son appartement\, Un beau chat\, fort\, doux et charm
 ant. Quand il miaule\, on l'entend à peine\,\nTant son timbre est tendre e
 t discret \; Mais que sa voix s'apaise ou gronde\, Elle est toujours riche
  et profonde. C'est là son charme et son secret.\nCette voix\, qui perle e
 t qui filtre Dans mon fonds le plus ténébreux\, Me remplit comme un vers n
 ombreux Et me réjouit comme un philtre.\nElle endort les plus cruels maux 
 Et contient toutes les extases \; Pour dire les plus longues phrases\, Ell
 e n'a pas besoin de mots.\nNon\, il n'est pas d'archet qui morde Sur mon c
 oeur\, parfait instrument\, Et fasse plus royalement Chanter sa plus vibra
 nte corde\,\nQue ta voix\, chat mystérieux\, Chat séraphique\, chat étrang
 e\, En qui tout est\, comme en un ange\, Aussi subtil qu'harmonieux !\nII
 \nDe sa fourrure blonde et brune Sort un parfum si doux\, qu'un soir J'en 
 fus embaumé\, pour l'avoir Caressée une fois\, rien qu'une.\nC'est l'espri
 t familier du lieu \; Il juge\, il préside\, il inspire Toutes choses dans
  son empire \; Peut-être est-il fée\, est-il dieu ?\nQuand mes yeux\, vers
  ce chat que j'aime Tirés comme par un aimant\, Se retournent docilement E
 t que je regarde en moi-même\,\nJe vois avec étonnement Le feu de ses prun
 elles pâles\, Clairs fanaux\, vivantes opales Qui me contemplent fixement.
 \n Texte n° 2\nJacques PREVERT 1900-1977\nDans son recueil : Histoires et 
 d’autres histoires\, nous parle d’un chat :\nLE CHAT ET L'OISEAU\n Un vill
 age écoute désolé Le chant d’un oiseau blessé C'est le seul oiseau du vill
 age Et c’est le seul chat du village Qui l'a à moitié dévoré Et l'oiseau c
 esse de chanter Le chat cesse de ronronner  Et de se lécher le museau Et l
 e village fait à l'oiseau De merveilleuses funérailles Et le chat qui est 
 invité Marche derrière le petit cercueil de paille Où l’oiseau mort est al
 longé Porté par une petite fille Qui n’arrête pas de pleurer  Si j’avais s
 u que cela te fasse tant de peine Lui dit le chat Je l’aurais mangé tout e
 ntier Et puis je t’aurais raconté Que je l’avais vu s'envoler S'envoler ju
 squ’au bout du monde Là-bas où c'est tellement loin Que jamais on n'en rev
 ient Tu aurais eu moins de chagrin Simplement de la tristesse et des regre
 ts  Il ne faut jamais faire les choses à moitié.\nTexte n° 3\nLE GARDIEN D
 E PHARE AIME TROP LES OIEAUX\nEXTRAIT DE «  HISTOIRES »\nDes oiseaux par m
 illiers volent vers les feux Par milliers ils tombent par milliers ils se 
 cognent Par milliers aveuglés par milliers assommés Par milliers ils meure
 nt\nLe gardien ne peut supporter des choses pareilles Les oiseaux il les a
 ime trop Alors il dit Tant pis je m'en fous !\nEt il éteint tout\nAu loin 
 un cargo fait naufrage Un cargo venant des îles Un cargo chargé d'oiseaux 
 Des milliers d'oiseaux des îles Des milliers d'oiseaux noyés.\nTexte n° 4
 \nPRIERE POUR ALLER AU PARADIS AVEC LES ANES\nLorsqu'il faudra aller vers 
 vous\, ô mon Dieu\, faites  que ce soit par un jour où la campagne en fête
   poudroiera. Je désire\, ainsi que je fis ici-bas\,  choisir un chemin po
 ur aller\, comme il me plaira\,  au Paradis\, où sont en plein jour les ét
 oiles.  Je prendrai mon bâton et sur la grande route  j'irai\, et je dirai
  aux ânes\, mes amis :  Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis\,  ca
 r il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu.  Je leur dirai : ' Venez\, dou
 x amis du ciel bleu\,  pauvres bêtes chéries qui\, d'un brusque mouvement 
 d'oreille\,  chassez les mouches plates\, les coups et les abeilles.'  Que
  je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes  que j'aime tant parce qu'elles
  baissent la tête  doucement\, et s'arrêtent en joignant leurs petits pied
 s  d'une façon bien douce et qui vous fait pitié.  J'arriverai suivi de le
 urs milliers d'oreilles\,  suivi de ceux qui portent au flanc des corbeill
 es\, de ceux traînant des voitures de saltimbanques  ou des voitures de pl
 umeaux et de fer-blanc\, de ceux qui ont au dos des bidons bossués\, des â
 nesses pleines comme des outres\, aux pas cassés\, de ceux à qui l'on met 
 de petits pantalons à cause des plaies bleues et suintantes que font les m
 ouches entêtées qui s'y groupent en ronds. Mon Dieu\, faites qu'avec ces â
 nes je Vous vienne. Faites que\, dans la paix\, des anges nous conduisent 
 vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises lisses comme la chair 
 qui rit des jeunes filles\, et faites que\, penché dans ce séjour des âmes
 \, sur vos divines eaux\, je sois pareil aux ânes qui mireront leur humble
  et douce pauvreté à la limpidité de l'amour éternel.\nTexte n° 5\nLa chèv
 re Sabine SICAUD\nL’herbe est si fraîche\, ce matin\, Que son velours tend
 re nous hante Son velours neuf qui sent la menthe\, Le jeune fenouil et le
  thym.  La vache s’étire\, gourmande\, Vers le champ de trèfle voisin. Tou
 s les verts bordent le chemin Du vert acide au vert amande.  Mais c’est un
  velours trop soigné Qui s’aligne entre les clôtures… Dans les ronces\, à 
 l’aventure\, La chèvre aime s’égratigner.  Elle aime le vert des broussail
 les Où l’ombre devient fauve un peu\, Et ce vert d’arbres presque bleus Qu
 e tous les vents d’orage assaillent.  C’est bien au-delà des sillons Et de
 s vergers gorgés de sèves\, Que les clochettes de son rêve Éparpillent leu
 rs carillons…  Parfois\, un glas les accompagne… Mais il fait beau\, c’est
  le matin! Chevrette de Monsieur Seguin Ne regardez pas la montagne…  Extr
 ait de Le rêve inachevé d’Odile Ayral-Clause   Edition Les dossiers d’Aqui
 taine\nTexte n° 6 Jules SUPERVIELLE \nBONNE GARDE   poème extrait de La Fa
 ble du monde\nAux confins des forêts un écureuil me garde\nEt parfois il d
 evient oiseau pour voir au loin\nPuis\, reprenant fourrure\, il cherche et
  me regarde\nMais que peut-il pour moi qui pour lui ne peut rien.\nNous al
 longeons le cou pelé par l’ignorance.\nToujours quelque nuage au moment d’
 y voir clair…\nNous n’en restons pas moins dans notre vigilance\nEspérant 
 en connaître un peu plus long demain.\nMais le silence en sait plus sur no
 us que nous-mêmes\,\nIl nous plaint à part soi de n’être que vivants\,\nTo
 ujours près de périr\, fragiles il nous aime\nPuisque nous finirons par êt
 re ses enfants.\nd’Alphonse de Lamartine 1790-1869  :\nLE PAPILLON extrait
  de « Méditations ».  de LAMARTINE\nNaître avec le printemps\, mourir avec
  les roses\,\nSur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur \;\nBalancé sur 
 le sein des fleurs à peine écloses\,\nS’enivrer de parfums\, de lumière et
  d’azur \;\nSecouant\, jeune encor\, la poudre de ses ailes\,\nS’envoler c
 omme un souffle aux voûtes éternelles \;\nVoilà du papillon le destin ench
 anté :\nIl ressemble au désir\, qui jamais ne se pose\,\nEt sans se satisf
 aire\, effleurant toute chose\,\nRetourne enfin au ciel chercher la volupt
 é.\nTexte n°10\nAlfred de Musset 1810-1857\nLE PELICAN extrait de la Nuit 
 de Mai\nLorsque le pélican\, lassé d'un long voyage\, Dans les brouillards
  du soir retourne à ses roseaux\, Ses petits affamés courent sur le rivage
  En le voyant au loin s'abattre sur les eaux. Déjà\, croyant saisir et par
 tager leur proie\, Ils courent à leur père avec des cris de joie En secoua
 nt leurs becs sur leurs goitres hideux. Lui\, gagnant à pas lent une roche
  élevée\, De son aile pendante abritant sa couvée\, Pêcheur mélancolique\,
  il regarde les cieux. Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte\
 ; En vain il a des mers fouillé la profondeur\; L'océan était vide et la p
 lage déserte\; Pour toute nourriture il apporte son cœur. Sombre et silenc
 ieux\, étendu sur la pierre\, Partageant à ses fils ses entrailles de père
 \, Dans son amour sublime il berce sa douleur\; Et\, regardant couler sa s
 anglante mamelle\, Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle\, Ivr
 e de volupté\, de tendresse et d'horreur. Mais parfois\, au milieu du divi
 n sacrifice\, Fatigué de mourir dans un trop long supplice\, Il craint que
  ses enfants ne le laissent vivant\; Alors il se soulève\, ouvre son aile 
 au vent\, Et\, se frappant le cœur avec un cri sauvage\, Il pousse dans la
  nuit un si funèbre adieu\, Que les oiseaux des mers désertent le rivage\,
  Et que le voyageur attardé sur la plage\, Sentant passer la mort se recom
 mande à Dieu.   Poète\, c'est ainsi que font les grands poètes. Ils laisse
 nt s'égayer ceux qui vivent un temps\; Mais les festins humains qu'ils ser
 vent à leurs fêtes Ressemblent la plupart à ceux des pélicans. Quand ils p
 arlent ainsi d'espérances trompées\, De tristesse et d'oubli\, d'amour et 
 de malheur\, Ce n'est pas un concert à dilater le cœur \; Leurs déclamatio
 ns sont comme des épées : Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant\;
  Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.\nTexte n° 11\nLA TORTUE
  ET LES DEUX CANARDS\nUne Tortue était\, à la tête légère\,  Qui\, lasse d
 e son trou\, voulut voir le pays\,  Volontiers on fait cas d'une terre étr
 angère :  Volontiers gens boiteux haïssent le logis.  Deux Canards à qui l
 a commère  Communiqua ce beau dessein\,  Lui dirent qu'ils avaient de quoi
  la satisfaire :  Voyez-vous ce large chemin ?  Nous vous voiturerons\, pa
 r l'air\, en Amérique\,  Vous verrez mainte République\,  Maint Royaume\, 
 maint peuple\, et vous profiterez  Des différentes moeurs que vous remarqu
 erez.  Ulysse en fit autant. On ne s'attendait guère  De voir Ulysse en ce
 tte affaire.  La Tortue écouta la proposition.  Marché fait\, les oiseaux 
 forgent une machine  Pour transporter la pèlerine.  Dans la gueule en trav
 ers on lui passe un bâton.  Serrez bien\, dirent-ils \; gardez de lâcher p
 rise.  Puis chaque Canard prend ce bâton par un bout.  La Tortue enlevée o
 n s'étonne partout  De voir aller en cette guise  L'animal lent et sa mais
 on\,  Justement au milieu de l'un et l'autre Oison.  Miracle\, criait-on. 
 Venez voir dans les nues  Passer la Reine des Tortues.  - La Reine. Vraime
 nt oui. Je la suis en effet \;  Ne vous en moquez point. Elle eût beaucoup
  mieux fait  De passer son chemin sans dire aucune chose \;  Car lâchant l
 e bâton en desserrant les dents\,  Elle tombe\, elle crève aux pieds des r
 egardants.  Son indiscrétion de sa perte fut cause.  Imprudence\, babil\, 
 et sotte vanité\,  Et vaine curiosité\,  Ont ensemble étroit parentage.  C
 e sont enfants tous d'un lignage.\nMarie-Louise BERGASSOLI     Texte n° 12
 \nCHAT   extrait de REFLETS DANS UN JARDIN\nDeux amandes posées sur l’ombr
 e\,\nFacettes d’irréel\,\nDeux fentes\,\nOù filtre une froide clarté\,\nOb
 longue force de mystère\nEt de fascination…\nAttente\,\nTout n’est qu’atte
 nte\, vibrante\,\nMagique…\nDeux lueurs de phosphore\nOù brûle l’Insondabl
 e\,\nEt le Silence devient Parole.\nEt toi\, tu vas rêver !\nTu vas rêver 
 longtemps :\nTon âme glisse\,\nSe perd\nDans le trait lumineux\,\nGrotte d
 e silence où flamboie\nLe chant de l’inconnu.\nChasseur d’invisible\nTraqu
 é par le tourbillon fauve\,\nLe Mystère est là\,\nTout près\nQui t’échappe
  et te piège.\n \n \n \n \n \n  https://www.association-lapostrophe.fr/com
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  10e Arrondissement\, Marseille\, Bouches-du-Rhône\, Provence-Alpes-Côte d
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